Jour 6 :
La houle est toujours présente, même si le vent est de la partie. Ca marche pas trop mal sur la gauche de San Juan, mais c'est plus gros que la veille, et le spot semble un peu en vrac. Il n'y a qu'un bodyboardeur à l'eau lorsque je m'y colle à mon tour. La marée est basse, c'est donc un peu galère pour atteindre la vague. La gauche casse sur peu de fond, et le take off sur la droite suce toute l'eau du reef. Il ne faut pas tarder à sortir de la vague au risque de toucher une patate. Malgré celà et le fait que pas mal de vagues ferment, j'ai pu chopper quelques très bonnes vagues, avec souvent une bonne prise de vitesse tout le long de la vague. Pas très rassuré par le fond, je n'ai pas trop tenté de manoeuvres en fin de vague. En y repensant c'était sans doute largement faisable, en voyant les locaux déchirer la vague jusqu'au bord. En effet, un fois de plus les locaux arrivent dans la matinée et font le spectacle.
Je sors au bout de 3h, avec au compteur pas mal de vagues prises et de bonnes sensations !
Voilà une photo prise à ma sortie de l'eau, avec la marée haute et le soleil donnant un joli paysage :


L'après-midi, c'est visite une fois de plus. "Accro" à la côte nord, on décide de faire une petite excursion plus vers l'ouest de l'île. Après avoir emprunter plusieurs petits chemins, on tombe sur un tout petit village de pêcheurs, au pied des falaises. Le village est sublime, tout comme l'océan, d'un bleu laiteux au bord puis sombre au fond. Les photos parlent d'elles-même...




Un oasis miniature dans le désert... miniature !
En sortant du village, on se fait -du moins on pense- injurié par un vieux local en 4x4, qui ne devait pas apprécier que des touristes viennent visiter son village...

On s'engouffre ensuite dans le parc naturel de Timanfaya, où se sont déroulées les plus récentes éruptions (18ème siècle). La corsa a un peu de mal dans les chemins rocheux, ma mère se croit en plein rallye et à vrai dire je ne suis pas très rassuré ! Après avoir bloqué la voiture sur des rochers, on décide de faire demi-tour pour ne pas risquer de casser une autre voiture pendant ce séjour.

On ne voit pas très bien, mais ce paysage, au fond, était vraiment impressionnant : une coulée de lave qui submerge deux volcans plus anciens :

A la fin de la journée, on retourne à San Juan pour une dernière session. Il y a moins de vent et la marée est haute, ce qui offre des gauches plus longues et plus "safe". Bonne petite session 1h30 avant d'aller me coucher !
Jour 7 :
Ce matin, les conditions de surf ne sont vraiment pas extra. Le vent onshore et très présent, aucun spot n'offre réellement de bonnes conditions, et la houle est toujours consistante.
On décide donc d'aller au marché de Téguise, au centre de l'île. Annoncé par les guides comme un marché local, c'est en fait un énorme attrape touristes. On a donc eu droit aux vendeurs de fausses lunettes de marques, et aux chanteurs péruviens. Et comme cuisine locale, une succession "Real English Breakfast" ou autres cabanes à frites, à hot dog... Un peu décevant en gros;

A midi, je me met à l'eau à San Juan une nouvelle fois. Les vagues n'ont pas l'air top, avec pas mal de clapot dû au vent. Il y a moins de taille que le matin. Heureusement, le soleil est bien présent ! Ce fut finalement une bonne session, malgré un début assez catastrophiques, avec beaucoup de chutes et de vagues ratées. Je me retrouve même seul à l'eau pendant 30 minutes, avant de sortir, épuisé par 3 heures de surf. J'ai plus "osé" pendant cette sessions, avec plus de manoeuvres tentées, quelques bons cut-backs et re-entry au compteur.
En fin d'après-midi on choisit un beau volcan à escalader. C'était un des plus petits de ceux près de Famara, mais la montée n'était pas évidente ! Enfin bon, après 10-15 minutes de marches nous étions au sommet. La vue était incroyable, encore une fois je préfère laisser place aux photos :


Maman Shark en personne !

Toujours la même...

Les fleurs à flanc de volcan
En rentrant à l'appartement, on profite un peu de la longue plage de Famara. Les vagues ferment en barre dans une eau d'une couleur encore une fois hallucinantes. Faute de surfeurs, ce sont les kites qui se font plaisir, et certains avec un très bon niveau.
On profite d'une bonne nuit de soleil après cette journée plutôt bien remplie.
Jour 8 :
Premier check à San Juan, ça devient une habitude ! Grosse houle, fort vent, je laisse tomber pour ce spot.

Direction le sud de l'île où j'espère trouver de meilleures conditions. Malheureusement ce n'est pas le cas, et le temps pluvieux n'aide pas à la motivation ! En retournant à l'appartement, on passe de nouveau par le parc de Timanfaya, profitant d'une éclaircie pour prendre quelques photos de "la lune" :




Le midi, on prends une nouvelle option : la côte nord-est, où le vent souffle offshore avec ce vent d'ouest. Les vagues sont trop petites, mais avec 1m de houle supplémentaire, certains spots serait vraiment sympa à surfer. En tout cas, ce ne sera pas pour aujourd'hui.
En fin d'aprem', la gauche de San Juan offre des conditions similaires à celles de ce matin. Fatigué et peu motivé, et ne voyant aucun surfeur sur cette zone, je décide de ne pas surfer ce jour là.
Jour 9 :
Check habituel à San Juan, qui ne me motive pas plus que la veille. Il y a moins de nuages mais le vent est toujours présent. Je préfère attendre l'après-midi pour trouver un meilleur spot.


Le seul local présent sur le spot ce matin-là ...
On se voit "obligés" d'aller sur la côte touristique de l'île, avec ses complexes hôteliers et autres parcs à touristes pour chercher des cigares locaux. Cette partie de l'île est vraiment à éviter pour ceux qui cherchent le calme et la culture locale !
En fin d'après-midi, on décide d'aller voir à la Santa. Il n'y a quasiment personne sur la droite mais une gauche déroule dans la baie. J'opte pour celle-ci, bien qu'un peu molle. Certaines vagues aux séries sont vraiment très plaisante et assez longue, je me gave pendant 4 heure. Certains surfeurs prennent même des tubes sur cette gauche. Le fort vent, offshore ici, fait s'envoler la crête des vagues, offrant une mini averse après chaque canard. Avec le couché de soleil, cette session devient vraiment magique.

Jour 10 :
Levé plus tard que d'habitude, on décide d'aller prendre quelques photos des cultures et des volcans au sud de l'île.





Puis on opte pour le spot de La Santa pour ma dernière session sur l'île. Bon choix car, en effet, de très belles droites déroulent le long des rochers, certaines connectant avec la gauche de la baie surfé la veille. Quelques surfeurs se mettent à l'eau en même temps que moi. La vague est un peu molle mais reste très plaisante, le vent est onshore. Je prends vague sur vague, sachant que cette session est ma dernière sur cette superbe île. Je profite à fond et ne laisse aucune vague passer, jusqu'à prendre une gauche très courte qui s'écrasera ensuite sur les rochers... bonne sensation !
Vers la fin de la session, les vagues sont de plus en plus creuse, et pas mal de patates se découvrent offrant un challenge supplémentaire. Beaucoup plus à l'aise sur le reef, je ne tiens pas compte du fond et continue de m'éclater.
Je sors de l'eau 3 heures plus tard, des images pleins les yeux, un peu dessus à l'idée que je ne resurferais pas cette vague avant longtemps...
Mes deux seules photos "surf" du trip : (ma mère est meilleur avec le camescope



L'après-midi est consacré au rangement de l'appartement, et ni ma mère ni moi avons envie de rentrer !
Jour 11 :
Le départ est assez dur, on serait bien resté 1 mois de plus tellement on s'y est plu ! A l'écart de pas mal de choses, c'était vraiment une aventure incroyable, difficile à retranscrire à l'écrit.
Après avoir rendu les clefs de l'appartement entièrement nettoyé, aucune visite n'est faite. Chose impensable ici, personne n'ayant confiance en l'autre ...

On quitte difficilement "notre" petit village, en ayant mercier les gens qui se sont occupés de nous.
Il nous reste pas mal de temps avant de prendre notre avion, ma mère me propose donc de passer la fin de matinée à La Santa, afin de profiter une dernière fois du calme et des paysages, et de regarder quelques surfeurs. J'accepte avec l'appréhension de découvrir des vagues parfaites, sans pouvoir les surfeurs, ma housse étant faite... Et c'est (malheureusement) le cas : le spot envoi de grosses droites parfaites, lisses et parfois tubulaires. Le team Quiksilver France est à l'eau, les kids déchirent et tous les surfeurs choppent des bombes. Faute de pouvoir surfeur, je prends des tas des photos. Je suis vraiment sur le cul de ne pas pouvoir surfer ces bombes, mais je prends ça de façon positive, c'est une invitation à revenir...





Petit tube ...

Y'a de la casse !


Direction l'aéroport, l'avion est annoncé 30 minutes en retard... ce sera finalement plus d'une heure d'attente... J'aurais peut-être eu le temps de surfer et de ranger mes affaires à l'arrache ensuite ... mais bon, c'est fait !
Au retour, on survole une partie du Maroc, où l'on peut apercevoir quelques spots marcher avec cette grosse houle. Atterrissage de nuit à Barcelone, où heureusement, le père de ma copine et ma copine sont venus nous chercher, faute de voiture.
Retour à Toulouse un peu triste et nostalgique, des images plein la tête, incapable de raconter tous ce qu'on a découvert...
Une chose est sûre, j'y reviendrais !