J’y vais à mon tour de ma petite histoire !!
Quand est ce que le surf m’a piqué ? Impossible de mettre une date exacte, mais à l’adolescence c’est certain.
Né dans le Golf de Guinée à Abidjan, c’était peut être à ce moment la que je suis devenu accroc à l’iode… Ceci étant dit, ayant habité de 3 à 21 ans dans les Yvelines, on peut pas dire que le surf soit le sport régional par excellence, par contre le skate oui pourquoi pas.
Je me souviens ado avoir rêver plusieurs fois devant des magasines de surf, et un jour, alors qu’à cette époque j’usais mes pompes au grand damne de ma cher maman sur le grip d’un skate, je découvre un article dans le magasine du shop parisien « Hawaii surf » qui faisait la pub d’une longskate Sector 9 « Retrouver les sensations du surf sur un skate » Une publicité mensongère dans le genre…
Une chose est sur c’est que ce jour la, je sais pas si c’est une connexion qui s’est établie dans ma tête, ou alors l’inverse un fusible qui a pété, mais je m’étais décidé à m’en payer une. Pour l’anniversaire de mes 15 ans, mes parents m’offraient mon premier longskate.
Le longskate je vais pas m’attarder dessus c’est pas le sujet, mais ça a été, c’est toujours une grande histoire d’amour depuis maintenant 11 ans, beaucoup de freeride, beaucoup de voyage à travers l’europe, beaucoup de compétitions, que ce soit régional, national ou mondial.
Mais j’ai l’impression que le surf a toujours été la quelque part enfoui en moi.
Toujours vers l’age de 15ans, je passe un weekend prolongé avec mes parents sur l’Ile de Ré. Je ne sais plus qui a émis l’idée que je pourrai surfer la bas, mon père, ou ma mère, bref, toujours est il que comme tout ado qui se respecte j’ai tellement gavé mes parents avec ça tout le weekend, qu’ils ont fini par craqué et me louer une planche. De ce côté la d’ailleurs, mes parents m’ont toujours interdit console, gameboy, ordi et compagnie mais toujours poussé pour des activités sportives en tout genre.
Je me souviens de l’odieuse insolence typiquement adolescente que j’avais fait part à la loueuse de planche quand elle m’avait demandé si j’avais déjà fait du surf… « Bôôuuaaii jfais du longskate moouuaaa c’pareil » (P’tit con !!)
Bref toujours est-il que ce jour la, dans un minable 30cm de vague, je me mettais pour la première fois péniblement debout sur l’eau !! J’peux vous dire que je l’ai raconté moulte et moulte fois aux copains en déformant bien la réalité… « Ouai ouai j’suis surfer moi… » On mettra ça sur le compte de la puberté hein ?!
L’année suivante, j’avais donc 16 ans, un pote qui avait l’habitude de passer ses vacances en camping avec ses parents dans les Landes me propose de l’accompagner, et même qu’on pourra faire du surf tous les jours !!
2 semaines de vacances avec cours tous les matins, et location l’aprèm’, c’était chouette dans les souvenirs… L’année suivante, rebelote la même !! Et toujours cette idée détestable, presque insupportable de se dire que la prochaine session sera l’année suivante…
L’année suivante : 18 ans !!!!!!! Pas encore de permis parce que j’étais encore un gros c** qui n’en fait qu’à sa tête, mais on part avec 4 copains pour 3 semaines de camping dans les landes, j’avais bosser tout le mois de juillet pour pouvoir me payer ces vacances, et à peine en arrivant je me suis jeté dans le premier surf shop que j’ai trouvé, a acheté la première bouze qui m’est tombé sous la main : Une bic évolutive 6’10’’…
Année d’après, Permis, voiture mais études donc pas de tune, pourtant en faisant les fonds de portefeuille avec les copains on arrive à s’organiser des weekends en haute et basse normandie pour surfer… Fautes de moyens en général on fait les placards à la maison, et on s’entasse à 2, 3 voir 4 pour dormir dans la voiture et ainsi limiter des éventuelles frais de campings, où on s’arrange toujours pour aller sqwatter les douches pendant la nuit. Les sessions se font plus rapprochés, mais reste tout de même assez exceptionnelles.
A 21 ans je m’installe chez ma grand-mère, dans une petite maison de campagne bien normande, à quelques kilomètres au nord de Rouen, et découvre assez rapidement les spots de la côte d’Albâtre. Malheureusement ils ne se réveillent que l’hiver ou pendant les fortes dépressions, mais c’est le début pour moi d’innombrables allers-retours sur la côte. De Septembre à Avril, chaque soir ou presque, un rapide coup d’œil sur les conditions météos et mon emploi du temps détermine si je sécherai les cours pour aller surfer ou non. La plupart du temps il faudra quand même attendre le weekend, où en profitera pour explorer également d’avantage la côte du cotentin, Cherbourg et ses environs…
Edit : Comment j'ai pu oublié l'achat de mon Volkswagen, qui m'a ouvert de nouvelles perspectives aux trip surf, aux voyages, et avec lequel j'ai fait des milliers de kilomètres dont le Maroc...

Enfin un peu de progrès dans ma pratique, et je peux compter sur un pote pour m’accompagner et me motiver systématiquement. On bouffe régulièrement à toute allure les 50kilomètres qui séparent mon domicile au premier spot.
Mais les sessions se limitent à l’hiver, et des les beaux jours qui reviennent, c’est le longskate et son lot de championnat qui reprennent le dessus « malgré moi ».
2009, 24 ans, j’arrive au terme de mes études, un stage à l’étranger à réaliser, beaucoup de mauvaise volonté de la part de mon employeur à l’époque (J’étais en alternance) font qu’à 2 semaines du départ je ne sais toujours pas ou aller…
Un soir, à 22h, le téléphone sonne, un Marocain au bout du fil d’une société à Rabat, se présente à moi, apparemment il fait parti de la 50taine de personne à qui j’ai du envoyer des CV, il est OK pour me prendre.
On est mi Janvier 2009, la dernière session doit remonter au 1 Janvier, je passe une bonne partie de la nuit à faire des recherches sur le Maroc et ses secrets surfistiques.
2 semaines plus tard, 8 février exactement, Aéroport Roissy Charles De Gaulles, le board bag sous le bras, je pars seul pour minimum 3 mois vers un pays dont je ne connais ni la langue, ni les coutumes, ni la culture. 3h plus tard je quittais les températures négatives de la région Parisienne pour poser les pieds pour la première fois sur le sol Marocain, le tarmac de l’aéroport de Rabat-Salé, sous un solide 25°C ensoleilé… Bel accueil.
A partir de la, beaucoup beaucoup de rencontre, beaucoup de voyage, je tombe amoureux du pays, de ses paysages, de sa culture, de son architecture, de ses vagues bien sur, et surtout d’une charmante demoiselle.
Les 3 mois passent vite, trop vite, retour en France, c’est quasiment la dépression qui me fauche, alors même pas un mois plus tard je repose les pieds au Maroc. De la est parti une multitude d’aller et retour, en avion, en camion, l’espace d’un weekend, ou d’un mois. Avec ou sans planche de surf, et à force de persévérance, je trouve un job, CDD de 2 ans reconductible, pas d’hésitation je m’installerai dans la banlieue de Casablanca, au quartier d’Ain Sebaa situé au nord de la capitale économique, au bord de la mer. Arrivé de nuit après 2 jours et 2300km de route je m’installe dans l’appart’ que me loue la société. C’est au petit matin que je découvrirai sa vue panoramique sur l’Océan situé à 300m.

La suite vous la connaissez plus ou moins, car elle correspond à peu près à la date à laquelle je me suis inscrit sur le forum.
1 spot, 1 rencontre, puis 2, puis 3 etc… Les surfers locaux m’accueillent parmi eux, et me font découvrir encore de nouveaux spots, et de nouveaux gens. L’usine où je travaille est à 200m du premier spot, je découvre assez rapidement que je peux envisager des sessions le midi. Je passe rapidement de une session par semaine à 2, parfois 3 voir 4. Le quiver s’agrandie, évolue, moi aussi d’ailleurs, je progresse doucement à mon rythme. Le surf devient quasi obsessionnel.
Aujourd’hui si je n’ai pas au moins une session par semaine c’est mon bien être qui en prend un coup, comme s’il avait prit place dans mon équilibre, c’est l’addiction totale…
Dans un mois mon contrat s’arrête, pas encore de nouveau job, une chose est certaine, il faudra qu’il reste au bord de l’océan…
A suivre.