Accro au surf

Cet espace nous permettra d'échanger nos petits trucs en terme de préparation physique, les pros nous donneront des conseils ...
On y aborde également les thèmes d'écologie.

Accro au surf

Messagepar pipeau » Jeu Déc 27, 2007 08:59

Si vous vous retrouvez sur ce forum il y'a fort à  parier que vous faites partis de ces accros au surf pour qui ce sport est devenue une véritable drogue. Outre le plaisir que l'on peut ressentir à  surfer il y a sans doute une explication psychologique à  votre état de dépendance à  ce sport parfois bien ingrat. Sans jouer les adeptes de ce cher Freud il est assez facile de comprendre que ce sport peut couper court aux petits tracas de la vie quotidienne.

En effet, dés la mise en route d'une session vous allez devoir consulter pour la plupart des cas les prévisions, préparez le matos, vérifier les horaires de marées, organisez un rendez-vous avec les potes: vous êtes déjà  dans une dynamique de surf. Vous commencez à  construire votre petite bulle surf. Le voyage en voiture laisse le temps à  votre esprit d'imaginer le spot le plus approprié, le souvenir des dernières sessions , le choix possible de bancs de sable. La bulle surf se renforce peu à  peu au cours des kilomètres.

Sur le parking, l'enfilage de la combie finie, vous avez passé le cap de la rupture avec le monde de tous les jours. Vous voilà  dans une peau neuve, faite pour la grande rencontre avec la nature tant recherchée. Le passage de dune le cas échéant n'a qu'un but : arriver au point d'observation pour la recherche du pic parfait. Vous vous projetez déjà  sur la vague, en droite, en gauche , votre attention ne porte plus que sur vos futures vagues. L'étude des courants , des baà¯nes concentre toutes vos pensées au moment de la mise à  l'eau.

Une fois arrivé au pic, votre esprit sera consciemment ou inconsciemment utilisé à  l'observation des autres surfeurs, leur placement, leur attitude, le lieu de déferlement, la qualité de la vague, le comportement du vent et de ses variations, l'arrivée des séries et de ses copines redoutées : les séries fantômes.

Et enfin, le surf en lui même,, ces précieuses petites secondes o๠parfois se crée un équilibre entre vous et la vague. Du plaisir brut: vous êtes là  à  jouer avec une onde qui vient de très loin et vous voilà  dessus à  essayer de faire corps un bref instant avec elle. O๠sont les problèmes de trésorerie, de voiture, de machine à  laver, de job à  trouver, de boulot à  rendre, de difficultés relationnelles avec ses proches ? Très loin , tellement loin qu'ils ne sont plus là . L'espace d'une session il n'y a plus de place pour tous ça mais simplement pour ce que l'on vit à  l'instant présent : le surf.

Le retour à  la vie réelle se fera avec un souvenir de plaisir, avec un sentiment de sassiété. Vous vous êtes remplis de plaisir et êtes souvent plus aptes à  reprendre votre petite vie avec un peu plus de recul. Vous avez évacué pour la plupart cette dose de stress qui vous mangée peu à  peu.

J'ai conscience que cela fait un peu psychologie de comptoir et les plus terre à  terre me diront qu'une explication toute logique en la production d'endorphines explique cette diminution du stress et cette sensation de plaisir. Production que nous allons rechercher telle une drogue en allant surfer dés que possible. Et que son absence explique la sensation de manque que nous connaissons tous lorsqu'une session tarde à  venir. Beaucoup de sport amènent à  cette production d'endorphine et il n'est pas rare qu'un adepte du footing ou de boxe, par exemples, vous explique son état de manque semblable au votre.

Dans une société rapide comme la notre o๠la productivité et le rendement associés à  l'importance de l'image et du paraitre ont pris une telle importance, réjouissons nous d'avoir trouver cette bulle , ce truc hors de toute cette agitation et laissons ce shoote 100% naturel nous dévorer encore et encore.
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Messagepar Shark » Jeu Déc 27, 2007 19:32

C'est peut-être de la "masturbation cérébrale" comme le disent certains, mais j'adhère à  ce que dit Pipeau.
Quand je vais surfer, plus rien ne compte autour de moi, j'ai le cerveau branché en mode "surf" (c'est peut-être pour ça d'ailleur qu'on dit que les surfeurs ne sont pas très futés :loool: ), et je ne pense qu'à  prendre des vagues, donc du plaisir.
A chaque fois que je vais surfer c'est la même chose: le coeur qui bat. Et la même banane, le même sourire accroché au visage quand je vois apparaà®tre les premières lignes qui rentrent sur le spot. J'espère d'ailleurs que je garderais ces impressions une fois installé au bord de l'océan.
A chaque sortie de l'eau je suis crevé, lessivé, j'ai froid, mal partout, mais content de m'être autant fais plaisir.
Parfois, en hiver par exemple, je me demande ce que je fous dans l'eau à  10°, avec une température approchant les 0 degrès à  l'extérieur, à  devoir me foutre à  poil, mouillé, sur un parking gelé arpès ma session, et tout ça pour me mettre debout sur des vagues quelques secondes... Et bien ça ne change rien, je surfe encore! Ca m'apporte quelques chose que je ne trouve pas ailleurs.
Donc Pipeau, ton récit me parle.
:wink:
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Messagepar Jessie » Jeu Déc 27, 2007 20:14

Bon je poste. :playboy:
Familiarisée à  l'étude des addictions j'aimerais exposer ma conception sur une possible existence d'une dépendance au surf. Pour moi (et certains de mes comparses) l'addiction se définit par le fait que non seulement la personne ne peut se passer du produit ou de la situation recherchée avec avidité mais aussi qu'elle en devient l'esclave dans le sens ou la situation (en l'occurence ici) va tendre à  orienter sa vie et que finalement celle-ci ammènera le sujet à  sa destruction.

Donc si vos jolis trip sont soumis à  la recherche de sensations , que cette recherche prend une place préponderante dans votre vie, voire qu'elle l'oriente, bhen vous n'etes pas encore accrocs au sens dependants tant qu'un problème physique ou social grave lié à  cette pratique ne pointe le bout de son nez pour tirer la sonette d'alarme sans que vous n'en ayez rien à  fiche. Bref il n'y a pas d'addiction sans le coté destructif, mortifère. Et seul un petit nombre de personnes y sont soumis de par leur histoire. Vous me direz on ne parlait pas spécialement d'addiction ou de dependances juste d'etre accroc, trop tard j'avais envie d'écrire là -dessus :loool: Vous avez le droit de critiquer...

Plus spécifiquement surfistique, pour moi, le coté exceptionnel de la pratique du surf c'est cette faculté à  me faire ressentir tout mon cops dans l'ici et maintenant, de pouvoir vider completement mon esprit de pensées quotidiennes (encore que pas toujours) avec cette sorte de fusion avec l'eau salée et/ou une attention entière à  tout ce qui m' entoure (milieu, autres surfeurs) souvent parce qu'il y a une notion de risque d'ailleurs. Bien evidemment les sensations liées à  la vitesse, les petites frayeurs ou la satisfaction de realiser une nouvelle trajectoire, une nouvelle figure en accord avec la vague jouent aussi dans ces sensations. Sans oublier la beauté des images (vagues, decors) qui m'emerveillent carrément parfois :happy: . Et le plus inexplicable à  mon sens c'est cette sensation particulière qui remonte dans notre corps quelques minutes apres la session et qui dure parfois bien longtemps. Une sensation que je ne saurai definir et qui ne ressemble à  aucune autre. blablabla :oups: non ça va j'ai fini.
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Messagepar GG85 » Jeu Déc 27, 2007 20:37

J'espère d'ailleurs que je garderais ces impressions une fois installé au bord de l'océan.


bien sur que oui shark, tu vas garder les mèmes sensations!!

Sinon moi aussi je rejoins se que dit Pipeau, pendant une session je suis dans mon monde, le monde du surf, le monde qui me pationne, et après la session je suis très calme, super apaisé, les choses qui pouvaient m'énerver avant la session sont relativisées.....depuis ma première mousse le surf c'est pour moi quelque chose de magique et je crois que c'est bien parti pour le rester durant toute ma vie.
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Messagepar Mowgli » Ven Mai 02, 2008 23:46

Je détère un topic, et j'adhère à ce que dit pipeau.
Quand tu pars surfer, tu te transforme, tu rentre dans une spirale qui reste souvent la meme (préparation, partique, after pour résumer), mais qui procure un bien fou. Toutes les conneries de la vie de tous les jours s'effacent (le lycée par ex pour moi...) et puis c'est parti pour le surf.
Y a qu'a voir, le surf c'est pas seulement la pratique, c'est aussi tout ce qu'il y a a coté, la surf culture, le surf spirit, la surf music, le surf buisness aussi...
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Messagepar kyu » Mer Mai 07, 2008 22:02

en parlant d'accro au surf, j'ai découvert que cette addiction au sport est en fait une maladie qui porte un nom : la bigorexie !

petite explication :

La bigorexie est une conduite addictive liée au sport. Une personne qui en souffre affirme ne plus pouvoir se passer de sport, et se sentir mal si elle est obligée de ne pas pratiquer. Bigorexie : quelle est l’explication de ce symptôme compulsif ?

On pourrait l’expliquer de manière chimique : le sport entraîne la libération d’endorphines, source d’un bien-être physique. Elles ont une grande similitude biochimique avec des produits tels que la morphine, et déclenchent le désir de rechercher sans cesse cette sensation agréable, jusqu’à une tendance compulsive.

La bigorexie peut toucher les sportifs amateurs comme les professionnels

Mais cela ne peut suffire pour tout expliquer. En effet, toutes les personnes pratiquant un sport de manière intensive sont soumises à l’action de ces endorphines, sans pour autant en arriver à l’addiction. Il est d’ailleurs notable que si la bigorexie existe chez les sportifs de haut niveau, elle n’est absolument pas le fait de tous les sportifs professionnels. Et elle se retrouve aussi chez des sportifs amateurs.

Il y a un versant psychologique à cette conduite addictive, qui ne contredit nullement l’origine biochimique, mais la complète. Les personnes qui pratiquent le sport de manière addictive, pourraient agir ainsi pour augmenter leur estime d’elles-mêmes grâce à la prise de conscience de leurs capacités physiques,d e leur endurance etc, ou pour combler un vide affectif par la pratique sportive qui remplit leur vie.
Et puis, le versant de l’esthétique corporelle prend une place importante. Certains sportifs compulsifs ont une piètre vision esthétique d’eux-mêmes et chercheraient à modifier leur apparence corporelle, angoissés par le jugement négatif qu’ils portent sur leur corps, ou par celui qu’ils imaginent porté sur eux par leur entourage.

Alors, comment se rendre compte si une personne qui pratique un sport intensif est à un stade de compulsion ?

Ce n’est pas forcément évident, puisque tout le monde peut ressentir le plaisir de la libération d’endorphines, tout le monde apprécie d’augmenter son estime de soi, et personne ne peut affirmer être totalement comblé affectivement ni se sentir magnifiquement beau dans sa tête ou dans le regard des autres !

La différence se fait au niveau du comportement dans la vie quotidienne. Quand une personne qui menait jusqu’ici une vie normale est atteinte de bigorexie, elle va changer de vie. Sa vie va finir par tourner uniquement autour du sport : par exemple, les loisirs sont presque uniquement tournés vers la pratique sportive, le choix d’un partenaire se fait dans le même milieu sportif, et l’entraînement devient un vrai rituel. Tout passe après le sport, même pour un non professionnel qui planifie ses autres activités de manière à libérer du temps pour son entraînement. Pratiquer son sport devient une obsession qui prend toute la place, qui envahit sa vie. Ce tableau existe chez les non-professionnels, mais il semble toucher environ un tiers des sportifs professionnels. Pendant leur carrière sportive, cette dépendance au sport semble naturelle. C’est quand ils prennent leur retraite sportive que le problème apparaît.

Une bonne maladie?

Faut-il soigner cette "maladie"? Peut-être. Mais la dépendance au sport a aussi des effets très positifs. Le sport n'est pas seulement bon pour la santé; sa pratique intensive peut jouer le rôle d’un anesthésiant émotionnel et bloquer la résurgence d’importantes douleurs psychiques. Certaines dépressions peuvent ainsi être contenues par une pratique sportive intensive. D’autre part, un nombre non négligeable des "bigorexiques" a en fait remplacé une addiction plus grave (substance psychogène, alcool, etc.) par le sport, ce qui est un moindre mal. On peut alors considérer cette dépendance comme une solution pas totalement satisfaisante à un problème sous-jacent.

Cela dit, la solution idéale est d'être capable de profiter du sport sans être esclave d'une dépendance. Chez les personnes dont la conduite compulsive a des conséquences très néfastes sur leur vie personnelle et relationnelle, une psychothérapie peut être très utile.


les surfers , tous des drogués ? :lol:
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Messagepar Jessie » Jeu Mai 08, 2008 13:08

kyu a écrit:en parlant d'accro au surf, j'ai découvert que cette addiction au sport est en fait une maladie qui porte un nom : la bigorexie !

petite explication :

La bigorexie est une conduite addictive liée au sport. Une personne qui en souffre affirme ne plus pouvoir se passer de sport, et se sentir mal si elle est obligée de ne pas pratiquer. Bigorexie : quelle est l’explication de ce symptôme compulsif ?

On pourrait l’expliquer de manière chimique : le sport entraîne la libération d’endorphines, source d’un bien-être physique. Elles ont une grande similitude biochimique avec des produits tels que la morphine, et déclenchent le désir de rechercher sans cesse cette sensation agréable, jusqu’à une tendance compulsive.

La bigorexie peut toucher les sportifs amateurs comme les professionnels

Mais cela ne peut suffire pour tout expliquer. En effet, toutes les personnes pratiquant un sport de manière intensive sont soumises à l’action de ces endorphines, sans pour autant en arriver à l’addiction. Il est d’ailleurs notable que si la bigorexie existe chez les sportifs de haut niveau, elle n’est absolument pas le fait de tous les sportifs professionnels. Et elle se retrouve aussi chez des sportifs amateurs.

Il y a un versant psychologique à cette conduite addictive, qui ne contredit nullement l’origine biochimique, mais la complète. Les personnes qui pratiquent le sport de manière addictive, pourraient agir ainsi pour augmenter leur estime d’elles-mêmes grâce à la prise de conscience de leurs capacités physiques,d e leur endurance etc, ou pour combler un vide affectif par la pratique sportive qui remplit leur vie.
Et puis, le versant de l’esthétique corporelle prend une place importante. Certains sportifs compulsifs ont une piètre vision esthétique d’eux-mêmes et chercheraient à modifier leur apparence corporelle, angoissés par le jugement négatif qu’ils portent sur leur corps, ou par celui qu’ils imaginent porté sur eux par leur entourage.

Alors, comment se rendre compte si une personne qui pratique un sport intensif est à un stade de compulsion ?

Ce n’est pas forcément évident, puisque tout le monde peut ressentir le plaisir de la libération d’endorphines, tout le monde apprécie d’augmenter son estime de soi, et personne ne peut affirmer être totalement comblé affectivement ni se sentir magnifiquement beau dans sa tête ou dans le regard des autres !

La différence se fait au niveau du comportement dans la vie quotidienne. Quand une personne qui menait jusqu’ici une vie normale est atteinte de bigorexie, elle va changer de vie. Sa vie va finir par tourner uniquement autour du sport : par exemple, les loisirs sont presque uniquement tournés vers la pratique sportive, le choix d’un partenaire se fait dans le même milieu sportif, et l’entraînement devient un vrai rituel. Tout passe après le sport, même pour un non professionnel qui planifie ses autres activités de manière à libérer du temps pour son entraînement. Pratiquer son sport devient une obsession qui prend toute la place, qui envahit sa vie. Ce tableau existe chez les non-professionnels, mais il semble toucher environ un tiers des sportifs professionnels. Pendant leur carrière sportive, cette dépendance au sport semble naturelle. C’est quand ils prennent leur retraite sportive que le problème apparaît.

Une bonne maladie?

Faut-il soigner cette "maladie"? Peut-être. Mais la dépendance au sport a aussi des effets très positifs. Le sport n'est pas seulement bon pour la santé; sa pratique intensive peut jouer le rôle d’un anesthésiant émotionnel et bloquer la résurgence d’importantes douleurs psychiques. Certaines dépressions peuvent ainsi être contenues par une pratique sportive intensive. D’autre part, un nombre non négligeable des "bigorexiques" a en fait remplacé une addiction plus grave (substance psychogène, alcool, etc.) par le sport, ce qui est un moindre mal. On peut alors considérer cette dépendance comme une solution pas totalement satisfaisante à un problème sous-jacent.

Cela dit, la solution idéale est d'être capable de profiter du sport sans être esclave d'une dépendance. Chez les personnes dont la conduite compulsive a des conséquences très néfastes sur leur vie personnelle et relationnelle, une psychothérapie peut être très utile.




Entièrement d'accord (je connaissais pas le terme) et pareil je pense que l'arrêt du sport cible chez ces personnes peut mener à la recherche d'un substitut chimique (ou autre forme d'addiction) ou à une l'émergence d'une grave dépression - sachant qu'à mon sens c'est le potentiel dépressif (dépression latente) qui aura poussé vers l'addiction.
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Messagepar surfinggil » Mar Sep 23, 2008 09:25

Le bonheur ce n'est pas souvent qu'on le rencontre, mais des fois on l'atteint par le surf.....

Ce week-end, on a fêté la Saint Maurice ( Saint patron de la glisse) en compagnie d'amis avec qui steph et moi on a surfé.

Auparavant le matin on a fait une session ensemble à Saint Trojan et là, l'océan nous a grattifié d'un moment rare de complicité et de joie intense...

Nous avons surfé le samedi matin et les vagues étaient parfaites pour nous, le vent idéal et nous nous sommes gavés entre amis sur des pics éloignés de Saint Trojan, en se laissant dériver sous un soleil radieux et généreux...

Ce fut une session parfaite, en tout point, tout le monde a pris de superbes vagues, tout le monde s'est régalé en faisant de long ride sur un plan d'eau glassy, et quleques uns ont fait les plus belles et jouissives vagues de leur existence de surfeur ( n'est ce pas vévé??? merci pour le champagne...)

Et pour finir la session, on s'est retrouvé à trois sur la même vague sur deux pics rapprochés à surfer ensemble, à se regarder et finir les bras en l'air tellement c'était bon d'être ensemble.... Bref la banane etait présente pour chacun :yeah:

Enfin au retour, nous avons fêté cela comme il se doit une bonne partie de la nuit :cheers:

Bref, petit moment de bonheur entre amis..... :yahoo:
Et surtout n'oubliez pas que le swell et le cognac soient avec vous!!!
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Messagepar wAga » Mar Sep 23, 2008 11:21

:yess:

Voilà bien le type de report de session que je prendrai comme exemple pour justifier de ce que procure le surf, si je devais argumenter face à des interlocuteurs qui ne pratiquent pas et qui ont un point de vue réducteur sur ce sport des rois !

:wink:

N'est ce pas l'un des buts ultimes de ce sport : progresser et se faire plaisir, en partageant ce plaisir et en se satisfaisant de ce partage...
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Messagepar surfinggil » Mar Sep 23, 2008 15:29

Tu as raison Waga, c'est pour ce type de session que je fais du surf, certes cela m'entretient, mais le meilleur c'est de partager. Je ne surfe jamais seul par principe...

Le surf est un sport éminemment individualiste, tu es seul sur la vague... mais quel bonheur de partager cela et de voire les autres qui sont aussi heureux que toi après qu'ils aient fait une super vague.... :cool: :cool:

En une seul session, tu balais des dizaines d'autres qui sont moyennes.... et cela s'est merveilleux :yahoo:
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Messagepar Fanchig » Mar Sep 23, 2008 18:02

Comment pouvait-on rêver meilleur report pour la Saint Maurice que ce que tu nous livre là, SurfinGil :D

Et combien les mots choisis (moins techniques que les précédents termes médicaux) me parlent !!! :amour:

Avec retard, je me réjouis pour toi de ce WE.
le faon chic exilé ... vivement le retour sur IO
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Messagepar hugosurf » Mar Sep 23, 2008 18:24

il faut aussi penser au coté "hors de l'eau" c'est toute une philosophie le surf : c'est pas tout le monde qui 5 fois par jour va aller voir la météo surf (windguru) pour compencer un tout petit peu ce manque, cette dependance a l'océan !!
et puis le moment venu de se mettre à l'eau , la joie est entière , on ne pense qu'au futur vagues que l'on va prendre !! On n'est fière de notre pratique !! mème si on ne se montre pas et se vante pas en public on n'a une fierté au fond de nous (au moins pour moi ) et puis à quoi sa rime le surf !! passer 3h a l'eau pour rester quoi??!!?? 3min sur les vagues ? mais le contact avec l'océan et l'anbiance font que meme rester au line up est un plaisir !! (Tout ça est biensur subjectif mais j'exprime se que je ressens face a cette drogue qu'est le surf ^^)
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Messagepar Mowgli » Mar Sep 23, 2008 20:31

surfinggil a écrit:Le surf est un sport éminemment individualiste, tu es seul sur la vague... mais quel bonheur de partager cela et de voire les autres qui sont aussi heureux que toi après qu'ils aient fait une super vague.... :cool: :cool:


Là j'ai envie de dire : d'où le mascaret. CQFD :youpi:

hugosurf a écrit:il faut aussi penser au coté "hors de l'eau" c'est toute une philosophie le surf : c'est pas tout le monde qui 5 fois par jour va aller voir la météo surf (windguru) pour compencer un tout petit peu ce manque, cette dependance a l'océan !!
et puis le moment venu de se mettre à l'eau , la joie est entière , on ne pense qu'au futur vagues que l'on va prendre !! On n'est fière de notre pratique !! mème si on ne se montre pas et se vante pas en public on n'a une fierté au fond de nous (au moins pour moi ) et puis à quoi sa rime le surf !! passer 3h a l'eau pour rester quoi??!!?? 3min sur les vagues ? mais le contact avec l'océan et l'anbiance font que meme rester au line up est un plaisir !! (Tout ça est biensur subjectif mais j'exprime se que je ressens face a cette drogue qu'est le surf ^^)


:+1: Même si je nuance en disant que des fois se pointer a l'océan sans avoir checker les préviz et découvrir des bêtes de vagues peut aussi être agréable. (cela dit moi les sites de préviz c'est dès que j'ai accès a internet ^^)
Et ce contact avec l'océan c'est ce que je suis aussi allé chercher en faisant la formation de sauveteur.
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Messagepar Bellota » Mer Sep 24, 2008 00:00

Il est bon ton commentaire Surfinggil ... t'as bien exprimé une session parfaite !!!
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Messagepar zitoune » Mer Sep 24, 2008 00:06

Je crois que la session d'Aramis a sa place ici :fufu:

Aramis a écrit:Il y a parfois des petits moments de bonheur , de plénitude qui embellissent une journée....................

Aujourd'hui , journée boulot, réunion qui doit se terminer tard , à 1h30 de route du spot le plus proche donc pas de surf en vue . Puis le destin nous joue un petit tour dont il a le secret ,réunion terminée à 16h30 ! Je fais un rapide calcul 16h30+1h30= 18h00, c'est jouable pour le surf !! Je file ,aucunes idées sur les marées, les conditions, le vent ( quoique je me doute un peu ).Passage en vitesse à la maison pour récupérer la planche et la combi . Direction IO . Arrivée 18h10, marée basse , les séries rentrent , c'est petit mais joli, long et assez propre.Je prends 2, 3 vagues , je me sens bien, l'eau m'apaise ,je remonte au pic puis je reste à regarder les séries arriver, juste regarder, contempler, les vagues qui lèvent puis déferlent , à droite , ou à gauche. Quelques poissons sautent autour de moi, les goélands longent les vagues , je me laisse dériver vers un autre pic, prends quelques vagues .

Puis arrivent sur le pic , le vieux sage et ses enfants , un longboarder grisonnant et cinq micro surfeurs ( de 9 à 13 ans à vue de nez), les enfant demandent des conseils au vieux sage , s'encouragent, prennent des vagues .Le plus jeune se lance , longe la vague, cale une casquette dans 50 cm et explose de joie à la fin de son ride :yahoo: J'ai la banane , toute cette joie pure m'envahit, je me sens encore mieux, détendu.....

Je prends à nouveau 2, 3 vagues, peu importe mes capacités, j'apprécie simplement le fait de me lever sur la planche et de glisser tout bêtement....

Je remonte au pic, la vague qui arrive face à moi déferle à droite et à gauche , je rame et passe dans un trou de souris juste avant la jonction des deux déferlements...........un moment unique ................où l'on a l'impression de maitriser le temps.

Je dérive tranquillement vers un autre pic, puis après quelques vagues, le soleil déclinant embrase l' Océan.Je contemple le spectacle ainsi offert.Une dernière vague m'accompagne vers le rivage , je sors, je suis ailleurs..............

Il est 20h00, je reprends le chemin du retour, Wes Montgomery distille son jazz feutré dans l'auto radio, je vis un moment parfait...........

Merci pour cela .


:yahoo:
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