Le jour où j’ai arrêté le surf.

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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar kyu » Jeu Aoû 13, 2026 06:16

Ah c est bon ça ! Merci a toi de me faire revivre ces moments avec autant de précision ! J ai l impression en te lisant de sentir encore la merguez et de revoir les trognes de nos rejetons :lol: Bon, je prends un coup de pelle en me disant que ça fait déjà 20 ans .. et ça nous ramène aussi au début de ce forum qui , lui aussi , s approche doucement de ses 20 ans d existence :shock:

Tiens d ailleurs, cette 1ere experience en surf de Pipeau, ça m a fait penser à ça, me demandez pas pourquoi :lol:
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar Pipeau » Jeu Aoû 13, 2026 06:59

Chapitre 13

Une vague infinie.

Ma première vague fut à l’inverse de toutes mes convictions les plus profondes, une droite. Et comme un boxeur qui en prend une belle, cette droite me mis pratiquement Ko. De bonheur.

Nous nous étions garés au Gurp, là où à l’époque tu pouvais retrouver ton parebrise waxé ou au pire un pneu crevé car non natif du coin. La houle devait faire au grand max 1,50 sur les plus grosses séries mais disons 1,20 de manière plus régulière. Je ne me rappelle plus l’époque de l’année mais nous étions équipés de 4/3, certains de cagoules mais tous de chaussons. On est au sud du spot. Pas grand monde à l’eau voir on est les seuls. La mer est magnifique. Vent d’est alors qu’on est en fin de matinée, début d’après midi. Le soleil est là mais ne réchauffe rien. Trop tôt dans l’année. L’eau a cette teinte vert pastel de sortie d’hiver. Les vagues se forment à bien 25 mètres du bord avant de s’y écraser. Il n’y a pas de courant. Le passage de barre se fait pour une fois sans difficulté pour moi.

On prend nos repères. Ça part à droite et à gauche de moi. Moi plus timide fait le bouchon quelques minutes supplémentaires. Une nouvelle série arrive. Je m’allonge et m’aligne dans le sens de la houle. Je rame comme maintenant je l’ai appris, c’est à dire comme un malade. Je sens que ça part et plutôt vite. Impression de vitesse et de fluidité alors que je suis encore allongé. Ça dure à peine deux secondes. Take off et sans vraiment réaliser comment je me suis retrouvé là je suis debout filant à droite dans une impression de légèreté jamais connue. Un mélange de silence et de bruits d’eau m’entoure ou plutôt m’envahit. De manière instinctive j’arrive à me maintenir au milieu de la vague qui n’en finit pas de dérouler. Cette onde qui m’a prise avec elle est une de ces longues vagues paresseuses mais majestueuses, qui prennent tout leur temps pour finir leur voyage long de quelques milliers de kilomètres. Un énorme sourire vient fendre mon visage de benêt. J’entends les copains au loin lancer des cris. Je me mets même à rigoler un peu, un tout petit peu. Faut pas tomber non plus. Je suis hyper concentré et euphorique à la fois. Je n’ai qu’une peur gâcher le moment par une faute de ma part. La vague a décidé que nous finirions ensemble son ultime voyage et elle vient me déposer délicatement dans un ultime rouleau au bord de l’eau. Moi romantique et fleur bleue ? Et bien pourquoi pas. Je m’en carre de ce que tu penses. Ce que j’ai vécu, je te le partage, te le balance en pleine face et je ne sais même pas pourquoi. Et je m’en fous complètement.

Sur cette session seule cette vague me revient. En boucle. Peut être y’en a t’il eu d’autres ce même jour. Me rappelle pas. Elle fut en tout cas le déclic, la clé magique a beaucoup d’autres. Ce jour je compris que le surf était qu’une question d’assemblage de paramètres. Comme une équation à de très nombreuses inconnues. Il y’a tant de paramètres en jeux pour ces quelques secondes de pureté. Entre les éléments naturels pour lesquels, heureusement, nous n’avons aucun contrôle, nos capacités physiques, au rendez-vous ou non, le matériel, l’entourage, la motivation, l’effet de groupe.

Le surf est un plaisir solitaire. Qui se partage.

Chapitre 14.

Le temps du surf et des potes. Vous l’avez ?

Rendu plus vite accro au surf qu’un ado à son premier téléphone, j’enchaînais les sessions avec mes quatre compères. Avoir une femme complètement dépendante au sport réduit les risques d’incompréhension d’une pratique sportive et le fait d’être infirmier permet de bosser soit le matin soit l’après midi… si c’est pas le bonheur ça.

Je m’étais même inscrit au forum de surf dont les trois autres me rabattaient les oreilles. Au début septique je compris assez vite qu’on y parlait de surf mais pas que.
Et que je pouvais comprendre des trucs utiles à la glisse. La communauté, comme elle aimait s’appeler, était un condensé de notre société. On y retrouvait le sachant. Celui qui à grands renforts d’obscurs noms ou lieux retraçait l’histoire du surf avec un ton plus ou moins condescendant.
Le hargneux, bon celui là il est là dés qu’il y’a de l’anonymat. Le mytho, est pour le coup notre forum en accueilli plus d’un dont une fratrie complètement lunaire ou quand le mensonge en devient poétique et non plus pathétique. Le gentil, toujours à vouloir séparer les mecs en conflit. Ah oui, parce que sur ce forum de surf y’avait du désaccord. En fait dès qu’il’y avait une discussion y’avait avis contraire. Matos, localisme, prévises, spots, voyages, trips, pays, tout, absolument tout était sujet à discussion. Le but d’un forum en fait. Mais moi déjà que je trouvais compliqué de gérer les interactions sociales dans la vraie vie, j’eu dû mal à comprendre les règles d’un forum. Quand tu as un vrai connard qui s’adresse à toi en ligne, compliqué de pas lui donner rendez-vous pour mieux comprendre son point de vue. Mais j’appris. Alors sur ce forum comme dans tous forums soit on restait au spectacle bien confortablement assis soit on descendait dans l’arène et on allait débattre à coups de posts en attendant fébrilement la réponse de l’autre qui ça se trouve était partis se pioncer loin de ces enfantillages d’adultes.

Et puis un jour, coup de tonnerre dans ce microcosme.
Le mec qui tenait à bout de bras ce forum, seul, depuis des années n’en pouvait plus. Trop de temps, plus de vie, à deux doigts d’un réel craquage.
Et c’était moche car le type avait réussi à construire quelque chose d’unique et de solide. De reconnu dans le monde du surf pourtant imperméable à ce genre d’initiative. Quelque chose de concret. Les gens allaient vraiment surfer ensemble après s’être rencontrés en ligne. Malgré une ultime tentative de sa part, le couperet tomba un vendredi il me semble. Le forum allait bel et bien disparaître.

Je ne sais plus qui des quatre couillons eu l’idée de reprendre le forum mais je dirais Olivier. Fred a dû être partant tout comme moi. On devait être les deux à ne pas mesurer pleinement la charge de travail. Thibault devait être sans doute le plus mesuré dans l’euphorie du moment. On allait reprendre le flambeau. On passa un accord avec le créateur original : on ne garderait que sa banque de données d’inscrits à qui on adresserait une invitation à l’inscription du nouveau forum. En parallèle il indiquerait sur son forum et pour les derniers jours d’existence notre désir de continuer l’aventure, sous une nouvelle formule et donnait la nouvelle adresse. Pour le reste, le contenu, on partirait d’une page blanche.

A partir de là, nuits pratiquement blanches pour la création de l’arborescence des rubriques et sujets, le choix du format informatique et de la charte graphique, les règles d’utilisation, les limites et la ligne éditoriale.

Puis la lente progression du nombre d’abonnés fait de la migration de l’ancien forum et de nouveaux arrivants commença. Chaque passage d’une dizaine à une autre était un soulagement. Les gens avaient l’air de nous suivre dans notre mauvaise idée. Le lundi matin nous étions donc, un peu fiers mais humbles, à la tête d’un forum de surf. Et ça n’allait pas être facile. Déjà modérer n’est pas facile. Quand on a envie d’injurier ouvertement la mère d’un mec parce qu’il ne se comporte pas comme il se doit sur un forum convivial mieux vaut laisser la modération à un autre. Merci à ceux qui ont bien voulu endosser ce rôle ingrat. Puis la stratégie des mises en lignes. On était peut être jeunes et naïfs dans le monde des forums, on savait pertinemment que poster un bon sujet de fond à deux heures du matin un mercredi alors qu’un week-end de surf de folie s’annonçait n’était pas le plus pertinent. Le sujet passerait à la trappe peu importe son importance. Il fallait être stratégique. Nos pics d’audience avaient lieux le matin à l’embauche et dans les dernières minutes avant la débauche, à la pause déjeuner jours ouvrables et la veille de possibles journées de week-end surfables. Les habitués venaient eux ci retrouver comme on vient au bar du village. Dès que possible.

Chacun des quatre avait ses sujets préférés ou de prédilection. Mon inexpérience en tant que surfeur ne m’empêchait pas d’essayer de comprendre comment ça fonctionnait. Et plus particulièrement le process de fabrication d’un surf. Les shapers étaient sur le forum cités avec respect. Qu’on apprécie ou pas leurs planches peu s’aventurer à juger les hommes. Et c’est avec quelques notions rudimentaires que je me lança dans ma première interview de shaper.

Vinrent aussi les quelques rares mésententes et frictions. Quand je pensais tenir un bon sujet voir plusieurs j’avais tendance à trop rapidement mettre en ligne sans aucune stratégie. Au grand désespoir des trois autres. Quoique je soupçonne que cela faisait plus marrer Fred que les deux autres que je devais bien agacer. En revanche ce fut pour ma part les seuls points de désaccord réels entre nous. Humainement tout roulait et c’était même sacrément fendard.

Mais surfer sur internet n’était pas vraiment une fin en soi. Restait le vrai surf. Encore une fois je ne sais pas qui a eu l’idée des quatre, certainement pas moi, mais pourquoi pas aller au spot de
Puerto Escondido au Mexique se faire bien défoncer la gueule par manque de niveau et de pratique. Elle est pas bonne l’idée de génie ?
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar zitoune » Jeu Aoû 13, 2026 08:34

Ah mais pipeau tu régales tellement ! Pouah que de souvenirs !! Ça nous rajeunit pas !
Y'a tellement de choses que j'avais oublié !
C'était vraiment une belle époque !

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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar dahomey » Jeu Aoû 13, 2026 12:37

oh punaise ta première vague est au gurp.... :lol: :army: :fish:
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar kyu » Jeu Aoû 13, 2026 13:30

Mais grave ! Trop cool de nous faire voyager dans le temps et nous rappeler tous ces bons moments ! On a vite fait d oublier finalement tout ce qui nous a lié depuis toutes ces années, et nous lie certainement encore malgré l éloignement, les retrouvailles devenues bien trop rares ..
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar dahomey » Jeu Aoû 13, 2026 14:30

on a le droit à l'anthologie du forum, ca c'est collector :amour:
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar Pipeau » Jeu Aoû 13, 2026 16:29

Chapitre 15

Quand tu as pas le niveau, accepte le.

Du trip mexicain je retiendrais plus l’aventure humaine que le surf. Pour moi Puerto Escondido m’a mis dans la peau d’un enfant de 5 ans, niveau piou-piou, balancé du haut d’une piste noire par des parents maltraitants ou inconscients. La vague se forme à une vitesse hallucinante pour développer une énergie phénoménale et fonctionne à peu près comme une catapulte moyenâgeuse qui te propulse trop vite et trop loin. Le fond est fait de sable tassé par des milliers d’années de martèlement de vagues et te reçoit avec l’hospitalité d’une plaque de marbre. Tu vois la gravière, tu prends ta calculette et tu multiplies par 3,141592653589793238… Et pourtant pour moi la gravière c’est mon point de référence : 5 points de suture au poignet sur un take off trop ambitieux.

Mais le trip mexicain ne c’est pas résumé à un seul spot et au surf.

Il y’ a eu cette traversée en bus des années 70 d’une presque largeur du Mexique vers un sud déserté du tourisme américain. C’est cette antique coccinelle verte délavée qui nous mena vers des routes et chemins de terre déserts. C’est cette attaque d’une meute de chiens errants. C’est cette traversé de ce bras de mer matin et soir pour aller surfer la journée sur un petit spot inconnu. C’est aller surfer à la Jolla, pas le spot de San Diego, où j’irais des années plus tard, mais celui du Rip Curl Search de 2006. Ambiance Crusoe, la vague n’était pas au rendez-vous mais l’endroit est mythique. C’est ce grand blond surgit de nul part et qui nous barre la route en faisant de grands moulinets des bras et nous nomme un par un par nos pseudos du forum. Le mec suivait en fait nos aventures jour après jour via internet. Il rejoignit pour un temps notre petite aventure.

C’est aussi une population hospitalière, humble, souvent pauvre et féminine. Les hommes sont partis tenter leurs chance chez les exploiteurs du nord, peut importe de quel côté de la frontière. Cette même population bienveillante qui nous interdisait la nuit venue de quitter leur village pour notre sécurité. C’est aussi des énormes fous rires qui n’appartiennent qu’à nous. Les raconter ne servirait à rien et ne pourrait pas de toute façon retranscrire l’ambiance de l’instant. Nous étions quatre qui se foutais royalement de faire des fêtes de touristes et trop heureux dans nos vies pour aller chercher d’autre compagnie que celles qui partageaient respectivement nos vies. Seuls le surf, l’aventure et la rigolade rythmaient nos journées. Trop courtes et inoubliables.

Chapitre 16.

Sukk du tee yóbbu say wóom.
Proverbe Wolof.

DKR n’est pas seulement le seul beau morceau du duc. Il est aussi le lieu de notre deuxième surf-trip. Pour cette aventure africaine nous sommes accompagnés de deux autres membres du forum et de l’une de leur compagne. C’est elle qui va assurer les prises photographiques qui alimenteront le forum et plus tard nos souvenirs. Et je vais l’accompagner. J’explique : faire un drop du haut du bowl du skate Park bordelais et puis par pur réflexe éviter de percuter un môme de 5 ans qui vient d’échapper à la surveillance de son con de père et qui se trouve au fond du bowl et bien c’est pas bon du tout. Et encore moins pour ma cheville droite : double fracture de la malléole et une du péroné. Opération, matos , rééducation, 6 mois de galère et de frustration totale et encore des douleurs à ce jour. Le môme a aujourd’hui 25, 26 ans ne connaît sans doute pas l’histoire et son père est sans doute encore plus con avec l’âge. En tout cas rien n’est bien consolidé quand je pars pour Dakar et surfer serait une énorme connerie. Mais je ne veux pas louper l’instant et je veux voir cette ville où mon grand père à passé une partie de sa vie de baroudeur.

Nous sommes accueillis par un surfer local qui est en train de monter sa petite entreprise de surf camp au milieu du village de N’Gor. Et pas que. Il y règne en boss au volant d’un de ses deux Porsche Cayenne. On ne demandera jamais rien. On ne saura jamais vraiment tout.

Ce village pauvre habité par des familles lébous, ethnie historique de pêcheurs habitant Dakar, est constitué de petites habitations séparées par des ruelles de sable. Un robinet sous surveillance pour chaque pâtés de maisons. Des chèvres sur les toits. L’appel aux prières rythmant les journées.

Avec ma cheville en mousse je retiens de ce voyage des rencontres humaines pleines de richesse. Un étonnement de certains locaux quant à notre mode de vie et des réflexions de leur part qui viennent fracasser ton petit bien être d’occidental bien tranquille. Du mafé midi et soir, au poisson, au poulet, au bœuf , au mouton et au je sais pas ce que je mange. Des coupures d’électricité tous les soirs afin que les quartiers les plus riches bénéficient d’une production énergétique insuffisante par rapport aux besoins d’une ville surpeuplée. Des gamins en haillons couvert de cambouis travaillant dans des garages à ciel ouvert où jouant au foot sur un terrain fait de poussière et de sacs plastiques. C’est aussi moi recousant le crâne de notre hôte sur sa table de cuisine, essayant de suivre les mouvements de sa tête avec mon aiguille lors d’une conversation téléphonique très animée. C’est moi regardant les copains se mettre à l’eau dans des endroits magiques de la banlieue de Dakar. Se demandant parfois si il y’a des requins ou pas dans le coin.

C’est une visite, j’aimerais trouver un autre nom, sur l’île de Gorée. D’où partir certainement les ancêtres de ma femme donc de mes enfants. Le père de ma femme, aujourd’hui disparu, à eu la particularité de rassembler dans son ADN deux moments historiques et merdiques de l’histoire. Il avait pour origine d’un côté une branche cherokee et une autre noire américaine. Un natif de ce pays qu’on dit encore parfois découvert par un certain Colomb alors que des autochtones y vivaient depuis des milliers d’années. En tout cas ce mec était une vraie publicité pour ce mot tellement à la mode employé pour tout et rien : résilience.

La gorge sèche et les larmes aux yeux on passe de geôle en geôle. Celles réservées aux plus récalcitrants m’arrivent à peine aux épaules. Je défi quiconque parcourir cet endroit chargé d’histoire sans déglutir avec difficulté. Les murs semblent parler et susurrer des plaintes et des râles d’agonie. Les barreaux sont omniprésents et on imagine sans mal des doigts s’y agripper. Sous chaque maison d’esclavagiste se trouve les cachots. Et une porte donnant sur la mer. Celles que franchiront des milliers de personnes pour ne jamais revenir.

Ce surf trip m’a confirmé mon amour pour une Afrique découverte lors d’escales dans mon ancienne vie. Il m’a remis en tête la partie de loto que peut être le lieu de naissance et de vie. Et ce qui peut en découler. Pas de notion de chance ou de malchance, y’a que des arrogants et des condescendants aux relents colonialistes qui peuvent prétendre une existence meilleure selon son mode de vie, son lieux de résidence ou sa culture. Non disons qu’il est parfois bon de considérer l’autre comme le mec qu’on aurait pu être.
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar zitoune » Jeu Aoû 13, 2026 18:54

Le trajet au Mexique t'as paru long parce que le mec a coté de toi était pas bavard ou quoi ? [emoji23][emoji28]

Tu racontes très bien et tu fais bien de raconter car sans mon souvenir, l'accident de skate était avant le Mexique et non le Sénégal ! Comme quoi, la mémoire bouge pas mal [emoji28]

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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar kyu » Jeu Aoû 13, 2026 19:50

Le trajet en bus depuis Mexico etait le plus long de ma vie ! Harry Potter en boucle pendant 12h en espagnol , avec les ralentisseurs qui faisaient sauter le bus tous les 10km ... et la cerise sur le pompon : quand on s est arrêté sur la route dans un village paumé et que le 2e conducteur de bus est sorti de la soute a bagages pour prendre le relais au volant :sos: :lol:
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar Aramis » Jeu Aoû 13, 2026 20:21

Merci.
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar Gart » Jeu Aoû 13, 2026 20:23

Quelle plume ! Avec en plus une vraie histoire à raconter. Et un forum à ressusciter !
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar zitoune » Jeu Aoû 13, 2026 21:08

Gart a écrit:Quelle plume ! Avec en plus une vraie histoire à raconter. Et un forum à ressusciter !
C'est clair !
J'espère que ça donne envie à tout le monde de faire mieux vivre surfrepotes !

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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar nicodisco » Ven Aoû 14, 2026 03:44

La description de Gorée est tellement ça...
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Re: Le jour où j’ai arrêté le surf.

Messagepar knit » Ven Aoû 14, 2026 17:25

Merci pour ce récit. Le genre de texte qu'on voudrait lire encore et encore et encore...
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