
Kelly Slater et un vétéran de la promotion des matchs de boxe viennent de décrocher un contrat de couverture média avec… ESPN
Un World Tour « rebel » est en train de se monter, en huit étapes avec huit surfeurs permanents et huit surfeurs invités (différents sur chaque compète)
Les principales différences entre ce tour rebelle et le WT de l’ASP :
1) le prize money de ESPN serait de 1.5 Millions de Dollars à partager entre les 16 compétiteurs, contre 340 000$ au mieux à partager en 45 pour les compétitions actuelles.
2) La couverture serait prise en charge par ESPN dont c’est le métier de faire de la télé *.
Historiquement une licence ASP était « sous traitée » aux différentes marques pour chaque compète et les marques
ont historiquement choisi de faire le webcast eux même.
3) La diffusion serait en Prime Time sur les médiaux nationaux.
Des sponsors majeurs (et mainstream) commencent déjà à sponsoriser des surfeurs (Nike, Redbull, mais aussi Target, un équivalent de Carrefour, Mountain Dew, équivalent de Sprite, LG etc…)
Cette tendance va s’accélerer avec l’arrivée de ce nouveau tour dans les médias traditionnels.
* SPN Inc (Entertainment Sport Programming Network Incorporated) est un réseau de télévision sur le sport. La société est américaine mais de nombreuses filiales couvrent le monde entier. Les chaînes du groupe sont devenues des références en matière de sport que l'on pourrait comparer à CNN (au faît de sa gloire) pour les actualités.
Article original:
Slater leads rebel surf tour
L'ASP réagit :
UN CLASSEMENT UNIQUE
Le plus grand changement en préparation concerne l'abolition des deux divisions mondiales, le World Tour (anciennement WCT) et le WQS (2e division). En 2010, il ne devrait plus exister qu'un classement unique à la nuance près qu'un Top 36, qui succèderait à l'actuel Top 45, serait quand même maintenu. Durant la saison, il serait donc facile d'intégrer cette pseudo « élite mouvante », qui se verrait réserver les 10 ou 11 plus grosses manches de la saison. C'est comme si, en tennis, il y avait 11 Grands Chelems uniquement pour les meilleurs. Ces derniers auraient toutefois l'obligation de s'engager sur au moins 2 épreuves de seconde zone (WQS 6 étoiles) de leur continent.
UN PRIZE MONEY PLUS IMPORTANT
Cette année, chaque épreuve du World Tour comprend 340 000 dollars (234 000 euros) de gain et chaque vainqueur empoche presque le tiers de la somme mise en jeu (105 000 dollars soit 72 000 euros). Pour rendre son Tour plus attractif, l'ASP va augmenter de manière très significative la cagnotte à se partager pour les surfeurs. Une prime sera également versée au champion du monde en fin de saison, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
UNE PRODUCTION INTERNE
Si le surf a un mal fou à être diffusé à la télévision (coût important pour des épreuves aux 4 coins du monde, direct non prévisible, audience confidentielle...), la discipline est devenue un acteur incontournable sur le web. Toutes les épreuves du World Tour, ainsi que les plus prestigieux WQS, sont retransmises en direct et en vidéo sur la toile. L'ambition de l'ASP est d'aller encore plus loin. Le but est d'uniformiser et améliorer ses célèbres « live webcast » en produisant elle-même toutes les retransmissions, actuellement assurées par le sponsor principal de chaque compétition.
POURQUOI CHANGER ?
Si l'ASP se remet aujourd'hui en cause, c'est en raison de l'émergence d'un concurrent sérieux, surnommé « The Rebel Tour ». Le manager de Kelly Slater, Terry Hardy, et un promoteur de boxe, Matt Tinley, tentent de s'associer à la chaîne de télévision américaine ESPN afin de mettre sur pied un projet de circuit mondial parallèle. Financièrement attirant (1,5 million de dollars de pactole par épreuve), ce « show à l'Américaine » comprendrait 8 épreuves avec seulement 16 surfeurs triés sur le volet. -
Tiré du site l'équipe